La décision de l’inaltérable Jean Luc Van Den Heede !

par Sports Vendée "L'Actualité"  -  9 Novembre 2018, 00:47  -  #GGR, #GGR2018, #GOLDEN GLOBE RACE, #Jean-Luc Van Den Heede, #LES SABLES d'OLONNE, #VDH, #VOILE, #ggr2018official, #goldengloberace, #lsoagglo

Jean Luc Van Den Heede

Jean Luc Van Den Heede

Jean-Luc Van Den Heede - 4 000 milles devant le reste de la flotte - a rencontré des conditions très fortes alors qu'il se trouve dans l'océan Pacifique, à 1 900 milles du Cap Horn (il espérait le passer aux alentours du 21 novembre 2018) : 65 nœuds de vent et vagues de 11 m. Ainsi, ce 5 novembre, il a prévenu Donald McIntyre, l'organisateur de la Golden Globe Race du chavirage de son Rustler 36 Matmut.

Beaucoup pensaient que l'actuel leader du Golden Globe RACE serait contraint à l'abandon, mais en fait l'inaltérable Sablais a décidé de rester en course et de réparer lui-même son mât endommagé.

Décidément, Jean-Luc Van den Heede, 74 ans, n'est pas homme à jeter l'éponge à la moindre avarie. Depuis lundi, le navigateur le plus expérimenté de cette course autour du monde à l'ancienne faisait route vers Valparaiso au portant et sans voilure. Il comptait s'arrêter pour renforcer le mât de son  Rustler 36.

Le gréement a été abîmé et notamment les bas-haubans, ne générant pas la casse du mât, mais jouant sur sa stabilité il décide de continuer en direction des Sables d'Olonne.

Voici la retranscription du message de Jean-Luc Van Den Heede récupéré grâce au réseau radio-amateurs et au collectif Terre & Mer : #Ggr2018

" J'ai eu tout le temps de penser à ma situation pendant ces quatre jours de tempête (220 milles perdus au nord)." mon mât est maintenant extrêmement précaire à cause du chavirage de mon bateau. Si je m'arrête pour réparer, ce ne sera que temporaire. Pour que matmut continue à naviguer, il faudra plus ou moins long terme mettre à un nouveau mât.

Alors j'ai décidé, pour sauver mon âme (dixit moitessier), de continuer ma route sans escale en direction des Sables d’Olonne.

Dès que la mer me le permettra, je monterai en haut de mon mât pour le sécuriser le mieux possible avec ce que je peux utiliser à bord. Si je me fais démâter, j'ai comme tous les autres concurrents un gréement de fortune qui me permettra d'atteindre un port en toute autonomie.

Je ne suis plus en mode course mais en convoyage sécurité. Ce n'est pas la première fois que je tente de ramener un bateau endommagé au port. Et si par miracle j'arrive aux sables d'Olonne, je m'en fous du classement, au moins j'aurai essayé. Je croise les doigts et remercie tous ceux qui m'aident dans cette aventure."

Signé JL VDH

Le message a été transmis grâce au réseau des radios amateurs et du collectif terre et mer, qui est la seule façon de communiquer avec la terre et de fournir à tous les concurrents des situations météorologiques.