Le skipper Abhilash Tomy secouru, il est "lucide et conscient" à bord de L’Osiris.

par Sports Vendée "L'Actualité"  -  24 Septembre 2018, 11:01  -  #NEWS, #VOILE, #GOLDEN GLOBE RACE, #GGR, #GGR2018, #goldengloberace, #lsoagglo, #Abhilash Tomy, #Gregor Mcguckin

Le navire de patrouille français Osiris a atteint le voilier de Tomy à 05h30 UTC aujourd’hui et des avions de reconnaissance P8 Orion à longue portée australiens et indiens tournent au-dessus de la zone de sauvetage.

Pour Yann Eliès : « J’ai connu ça, je le plains ! »

« Attendre en souffrant, sans savoir vraiment ce qu’on a. Seul. Essayer de dormir, trouver la bonne position, ne plus bouger. Et le mal qui revient, la nuit qui revient aussi. Seul, encore seul. Ça doit être terrible, pour lui. Le pauvre. C’est l’enfer ! »

Les conditions météorologiques sont favorables : 15-20 nœuds du sud-ouest, 2 m de houle et une bonne visibilité. Un briefing radio a eu lieu entre le Centre de coordination des opérations de sauvetage maritime de la Réunion, un médecin situé sur l’île d’Amsterdam et le capitaine de l’Osiris avant que l’équipage monte à bord des canots semi-rigides pour administrer les premiers secours et évaluer son état. Abhilash Tomy, 39 ans, commandant de la marine indienne, a été confiné dans sa couchette, incapable de bouger depuis que son voilier a roulé à 360° et a démâté vendredi dernier dans une violente tempête dans l’Océan Austral.

 9 h 45. À 2000 milles nautiques (3 700 km)  de l'Australie, Abhilash Tomy est arrivé sur le patrouilleur Osiris. Don Mc Intyre, l'organisateur de la course, vient de l'avoir au téléphone. Le patrouilleur étant arrivé avant Gregor McGuckin, celui-ci va abandonner ce qui est « plus raisonnable »

Le rapport du transbordage n’est pas encore paru, le diagnostic n'est donc pas encore connu, mais Abhilash Tomy est sain et sauf. Un grand moment de soulagement pour l'équipe de la Golden Globe Race installé au PC Course, aux Sables-d'Olonne, à pied d'œuvre depuis de longueurs heures.

Abhilash Tomy est sain et sauf.

Gregor Mcguckin, le skipper de la GGR, dont le voilier Hanley Energy Endurance a également démâté lors de la même tempête la semaine dernière, fait route à 2,2 nœuds en direction de Thuriya sous gréement de fortune. L’Irlandais de 32 ans est toujours à 25 milles à l’ouest et en contact radio avec l’avion de reconnaissance. Il n’est pas en détresse mais a demandé une évacuation contrôlée de son voilier.

Gregor Mcguckin, le skipper de la GGR, dont le voilier Hanley Energy

Avec 1 900 milles à parcourir à travers l’Océan Austral jusqu’à l’Australie Occidentale sous gréement de fortune et sans moteur (son carburant a été contaminé lors du retournement du bateau), cette décision est prise par un marin professionnel. L’alternative aurait été de continuer à naviguer en solitaire sans l’aide de son régulateur d’allure (également endommagé lors du chavirage) et de risquer de devoir faire appel aux services de secours plus tard s’il était encore en difficulté dans une autre tempête.

Une fois que les deux marins solitaires seront en sécurité à bord de l’Osiris, le navire de patrouille français se rendra à l’île d’Amsterdam où les marins secourus recevront un examen médical complet. L’hôpital de l’île d’Amsterdam est bien équipé en appareils à rayons X et à ultrasons.

« NOUS sommes très reconnaissants envers le JRCC Australia pour avoir coordonné l'ensemble des opérations, la Marine Indienne pour avoir rejoint les opérations si rapidement et l'équipage du bateau OSIRIS, ainsi que le MRCC de la Réunion, le HMAS BALLARAT qui continue sa mission, GREGOR MCGUCKIN et tous ceux impliqués dans cette opération internationale » dixite la  #GGR2018 .

JEAN-LUC VAN DEN HEEDE

JEAN-LUC VAN DEN HEEDE

En tête de la GGR2018 et après une nuit inconfortable à la cape dans des vents d'est d'une quarantaine de nœuds, JEAN-LUC VAN DEN HEEDE s'apprête à passer la deuxième grande étape symbolique de la course, le fameux cap Leeuwin, à la pointe sud-ouest de l'Australie. Il a perdu un peu de terrain sur MARK SLATS, son premier poursuivant, à 1300 milles tout de même...

Mais le géant hollandais doit bien peu se soucier de chiffres ce matin. Il sort tout juste de l'enfer...d'une tempête qui s'est abattue sur le premier peloton de la course avec une violence inouïe et a entraîné le démâtage de ses deux principaux poursuivants, ABHILASH TOMY donc, troisième, et GREGOR MCGUCKIN, quatrième.

 

MARK SLATS

« VENTS ET MER INCROYABLES MAIS TOUT VA BIEN JUSQU'ICI. EN MODE SURVIE » racontait laconiquement un message texte envoyé vendredi matin...avant que la situation ne se dégrade sérieusement pour MARK SLATS qui, s'il en a pourtant vu d'autres, avouait avoir vécu les heures les plus terrifiantes de sa vie d'aventurier.