Come In Vendée, le projet d'une vie, Jean-François Pellet

par Sports Vendée "L'Actualité"  -  29 Octobre 2015, 23:46  -  #VENDÉE GLOBE, #NEWS

JEFF PELLET

Avec 300 partenaires, Come in Vendée détonne dans le business de la course à la voile mais le concept plaît, et attire. D’où la confiance du skipper à 12 mois du départ. “Être pré-ibnscrit, c’est un soulagement, un énorme pas en avant après 15 mois de travail. C’est un cap de passé qui nous rapproche de la ligne de départ du Vendée Globe”.


Une pré-inscription, outre les examens médicaux et un chèque de caution, c’est aussi et surtout l’acquisition d’un bateau. “On communiquera sur ce bateau lorsqu’il sera aux Sables-d’Olonne, et après l’avoir présenté aux partenaires de Come in Vendée. C’est la moindre des choses. Sans eux, nous ne serions pas là. Ce sera évoqué lors de la soirée du 19 novembre au centre des congrès des Atlantes”.


Un grand pas est franchi. Jeff Pellet continue donc son travail de fourmi, de rencontre en rencontre, de réunion en réunion. “La course contre-la-montre est lancée. On est toujours en course et ça, c’est important. Come in Vendée évolue de jour en jour grâce à l’arrivée de nouveaux partenaires et le soutien important des entreprises vendéennes”.


Le Sablais redouble d’efforts. Pour rappel, les partenaires ont eu le choix de régler leur cotisation jusqu’en juillet 2016. “Il nous manque de la trésorerie. De l’ordre de 100 000 euros ou un établissement bancaire qui accepte un prêt. Forcément, toutes les cotisations ne sont pas rentrées”. Plus motivé que jamais. Si près du but ultime. ©Laurent Foreau

Où en es-tu de cette recherche ?
JFP :  "Le projet est né officiellement voilà deux mois et nous avons déjà une centaine d'entreprises partenaires et quasiment autant d'adhésions en cours. Nos meilleurs fédérateurs sont nos entreprises. D'ailleurs c'est la première fois que je reçois des adhésions spontanées ! Je crois que ce qui séduit c'est justement le coût modéré et l'égalité de traitement pour tous. Il faut que nous gardions cet effet boule de neige. L'objectif est que 700 entreprises au total se retrouvent derrière nous d'ici la fin de l'année. L'opération n'est pas encore très connue pour le moment, nous avons besoin de communiquer, c'est beaucoup de boulot mais on y croit!"
 
Il se dit que tu as vendu ta société et ta maison pour mener à bien ce projet…
JFP :  "C'est vrai, mais je ne mets jamais ça en avant. Disons juste qu'on n'a rien sans rien : je n'ai pas de compte en or massif à la banque et j'ai du arrêter mon travail de pilote de bateaux à passagers en Afrique pour me consacrer entièrement au projet. J'ai donc mis en effet ma société et ma maison en vente, mais cela correspond juste à mon investissement personnel, voilà tout. J’essaie de mettre tous les moyens que je possède pour réaliser mon rêve de participer au Vendée Globe et de réussir ce projet, en emmenant à bord autant d'entreprises, toutes sur le même pied d'égalité, voilà ce qui me motive. C'est aussi passionnant de réussir ce projet que de faire le tour du monde en solitaire !"
 
Tout de même, cette prise de risque personnelle doit séduire tes partenaires…
JFP :  "Je pense que c'est davantage le projet tel qu'il est monté qui séduit. Je sillonne la Vendée à moto pour venir présenter "Come In Vendée", je vais expliquer le projet aux grandes entreprises mais aussi dans les restaurants, les salons de coiffure, les bars, chez les artisans… Parmi nos adhérents, il y a des gens qui paient en trois fois, 233 euros par an. Et ils vivront l'aventure de la même façon que celui dont l'entreprise emploie plus d'un millier de personnes. C'est ce qui plait, je crois."
 
A combien estimes-tu tes chances d'être au départ ?
JFP :  "Je suis sûr à 90% d'être au départ du prochain Vendée Globe. Aujourd'hui, nous avons la quasi-certitude de pouvoir monter un plan de financement pour un bateau très ancien. Mais plus il y aura de partenaires à nous rejoindre et plus le bateau que nous pourrons acheter sera récent. Le premier objectif est de prendre le départ et d'être aussi à l'arrivée. Pour un premier Vendée, nous aimerions avoir un budget de l'ordre de 1,5 million d'euros. C'est loin évidemment des écuries qui partent avec des bateaux de dernière génération pour faire un podium, mais cela suffit pour vivre et partager cette grande aventure. Et puis, si on arrive à fédérer encore plus il y a de très bons bateaux de la génération 2008 sur le marché… ce serait la cerise sur le gâteau."
 
Tu es très légitime aux Sables d'Olonne. C'est ta ville de toujours…
JFP :  "Les Sables, c'est ma base, mon port d'attache. J'ai commencé ici à convoyer des bateaux pour les grandes marques vendéennes quand j'avais 18 ans. Les courses sont venues ensuite… et j'ai souvent été sponsorisé par des entreprises vendéennes. Lors du dernier Vendée Globe j'étais responsable de la sécurité au départ,  sur l'eau,  et c'était déjà très émouvant de remonter le chenal en semi-rigide!  Alors partir d'ici et y revenir après un tour du monde en solitaire sera forcément très, très fort. Je veux passer les trois caps une fois dans ma vie. Dans l'idéal, on réussit à acheter un bateau dès le début de l'année 2015 et on navigue le plus possible."